Document préparé pour la rencontre spéciale du Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (Portneuf-Québec-Charlevoix), à propos de la Covid-19, le 16 avril 2020.

Par Élisabeth Germain

 

N’est-ce pas qu’on vit un drôle de temps…? Dans les années à venir, quand on regardera en arrière, on se souviendra de ce bouleversement, du confinement qui s’est abattu sur nous comme un couvercle le 13 mars, chamboulant nos vies quotidiennes, notre travail, nos relations.

 

Dans les groupes communautaires de femmes, on n’a pas eu le choix de prendre acte et de s’ajuster. Les rencontres, les moissons, les friperies, les réunions, les portes ouvertes, les manifs, brusquement tout ça a été coupé.

 

Alors on s’est mises à s’organiser autrement. Comment faire pour répondre aux besoins des participantes, comment réorganiser le travail, comment se protéger quand les contacts sont nécessaires. On a été encore plus débrouillardes et inventives que d’habitude.

 

Sur la brèche toute la journée, dans des conditions inédites, avec une vie domestique plus compliquée, avec les enfants à la maison, les services en moins, les complications d’approvisionnement, nous avons bien peu de temps pour prendre du recul et développer une perspective plus large sur cette crise.

 

On m’a donné 15 minutes. Ça ne laisse pas vraiment le temps de discuter 😊. Mais je vais vous proposer deux séries de réflexions :

  1. Comment peut-on caractériser cette crise d’un point de vue féministe?
  2. Qu’est-ce que ça implique pour l’action, en quoi l’analyse enrichit-elle notre action?

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